Décès de Renée Martel

C’est avec une immense tristesse que nous vous informons du décès de madame Renée Martel, fille de madame Noëlla Therrien et de monsieur Marcel Martel. Elle est décédée cet après-midi, 18 décembre 2021, au centre Hospitalier Honoré-Mercier de Saint-Hyacinthe suites d’une pneumonie sévère qui n’était pas liée à la COVID-19. Madame Martel laisse dans le deuil ses deux enfants, Laurence Lebel et Dominique Chapados, ses quatre petits-enfants, Henri, Noah, Eli et Dante, ainsi que son frère Mario Martel.

Rares sont les artistes, au Québec, qui présentent une feuille de route aussi impressionnante que celle de Renée Martel. Elle est considérée comme étant l’une des plus grandes chanteuses au Québec. Elle a vendu près de 10 millions de disques, a reçu dans sa carrière des dizaines de prix, dont plusieurs prix Félix. Totalisant plus de 65 ans de carrière et riche d’un parcours exceptionnel, elle a, depuis longtemps, marqué l’histoire de la musique québécoise d’une empreinte indélébile avec un répertoire qui conjugue à la fois modernité et respect des traditions, s’étant adaptée aux époques et ayant épousé chacune des décennies.

Renée était amoureuse des chats et, à l’instar de ces compagnons fidèles, elle aura aussi eu neuf vies, défiant toujours les nombreux pronostiques, rebondissant et misant sa confiance dans le destin, au service de la chanson d’ici, fièrement et dignement chaque fois.

Née le 26 juin 1947 à Drummondville, elle se familiarise dès l’enfance avec l’univers de a musique country, ainsi qu’avec celui de la télévision et des studios d’enregistrement. Elle à peine six ans lorsqu’elle monte, une première fois, sur scène pour chanter et danser Son père, le chanteur Marcel Martel, l’invite régulièrement à son émission hebdomadaire à la station CHLT-TV de Sherbrooke. Il l’amène également en tournée à travers le Québec.

Au début des années 1950, Marcel Martel tombe malade et n’est plus capable de subvenir aux besoins de sa famille. Renée est d’abord mise en pension chez des voisins puis, en 1951, envoyée dans un orphelinat à Nicolet. Elle y séjourne environ un an. Ses parents la ramènent à la maison puis, Marcel, guéri, entreprend une série de tournées musicales à travers le Québec. Renée y accompagne ses parents. Elle apprend à chanter et, en 1954 (elle a alors 7 ans), participe aux prestations de la famille en chantant «Un coin de ciel» dans les bars avec son père. La même année, elle enregistre un premier album avec sa famille, «Noël en famille».

En 1957, Marcel Martel tombe de nouveau malade des poumons et déménage à Los Angeles, dans un climat plus chaud. C’est là que Renée apprend la langue anglaise. La famille Martel revient au Québec en 1963. À partir de septembre de la même année, le père anime l’émission country «Marcel Martel» au canal CHLT de Sherbrooke, à laquelle participe sa fille en tant que chanteuse.

C’est mon histoire – Renée Martel

En 1964, la compagnie de disques Météor l’engage et elle enregistre un premier disque solo, «C’est toi mon idole», qui se vend plus ou moins bien. D’autres disques suivent, Renée Martel est bientôt invitée à l’émission «Jeunesse d’aujourd’hui» animée par Pierre Lalonde et Joël Denis.

Le contrat avec Météor prend fin en 1966 et Renée Martel continue sa carrière sans son père. Elle se forme un groupe, Renée and the Silverboys (appelé ainsi parce que ses musiciens se vaporisaient les cheveux avec de la couleur argentée) et se produit dans plusieurs cabarets dont celui de Fernand Gignac

À l’été 1967, elle signe un contrat avec le gérant Gerry Plamondon, qui travaille pour la compagnie de disques Trans-Canada, et enregistre son premier véritable hit, «Liverpool». S’ensuit une série de tubes qui se vendent à pas moins de 150 000 exemplaires chacun «Je vais à Londres», «Viens changer ma vie», «Nos jeux d’enfants», «Le bateau du bonheur», «Prends ma main» et «Mon roman d’amour». En 1968, elle est élue Révélation de l’année au Gala des Artistes et participe à la tournée Musicorama avec Stéphane, Karo, Patrick Zabé, les Jades, les Hou-Lops et les Lutins.

Quelle choisisse parmi les succès au goût du jour tels «Nos jeux d’enfants», «Le bateau du bonheur», «Prends ma main», ou qu’elle reprenne des chansons des années précédentes en interprétant «Le temps du muguet» et «Embrasse-moi» (Be My Baby des Ronettes), le public est au rendez-vous. Ce retour dans le temps, qui s’opère naturellement entre l’artiste et le public, la rapproche bientôt de la chanson country qui a baigné son enfance.

Dès ses premiers succès, elle se distingue en écrivant elle-même les paroles françaises de plusieurs de ses chansons. C’est donc avec ses mots qu’elle impose, coup sur coup, deux succès de facture purement country au printemps et à l’automne 1972, «Un amour qui ne veut pas mourir» (version française de « Never Ending Song of Love » du groupe Américain Delaney and Bonnie), chanson mi-pop mi-country qui deviendra son plus célèbre tube et «Si on pouvait recommencer», l’adaptation du succès «Just One Time» du légendaire Don Gibson

J’ai un amour qui ne veux pas mourir – Renée Martel

Ces succès lui permettent alors de faire le pont entre la pop et le country, une démarche qui s’intensifie encore plus en 1975 avec la «Cowgirl dorée», version du succès «Rhinostone Cowboy» de Glen Campbell et dont Robert Charlebois signa les paroles. Un nouveau numéro UN, et un classique de la chanson country voit ainsi le jour. C’est là, la genèse d’une grande carrière sur scène, d’une discographie riche et d’une présence médiatique à la radio et à a télévision. À l’automne, elle se produit pour la première fois à la Place des Arts.

En 1978, elle coanime l’émission country «Patrick, Renée et lui-même» avec Patrick Norman et Willie Lamothe. Quelques semaines plus tard, celui-ci tombe malade et l’émission reprend sous le titre «Patrick et Renée». En 1979, elle enregistre l’album «Renée Martel chante Connie Francis et Brenda Lee», produit par Guy Cloutier.

 


Biographie: Sonia Benezra reçoit Renée Martel

Deux ans plus tard, elle participe à la tournée «La Grande Rétro» avec Johnny Farago, René Simard et les Classels. À l’automne, elle suit une première thérapie pour son alcoolisme, qui s’est accentué au cours des dernières années. En 1983, elle écrira d’ailleurs le livre «Renaissance», qui raconte l’histoire de sa lutte contre sa maladie. À la même époque elle enregistre l’album «C’est mon histoire», dans lequel est inclus le succès «Nous, on aime la musique country». Au Gala de l’ADISQ 1983, elle reçoit le prix Félix de l’album country de l’année.

En février 1984, Renée Martel fait de nouveau la Place des Arts où elle chante avec ses parents. La même année, elle enregistre un nouvel album country, «Cadeau», qui remporte un Félix en 1985. Elle anime ensuite une émission de radio, «Martel en tête», à CKVL de Sherbrooke. En 1986, cependant, elle quitte le monde du spectacle et part s’établir au Maroc avec son nouveau mari et leur fille Laurence.

Renée Martel revient au Québec en 1990 et renoue vite avec le monde du spectacle. L’album «Authentique», sorti en février 1992 et dans lequel se trouve la chanson «Je reviens», se vend à 35 000 exemplaires et est en nomination au Gala de l’ADISQ. Comme «Réflexions» en 1975, il est constitué de chansons entièrement composées par la chanteuse.

La fille de son père – Renée Martel

De 1993 à 1996, elle anime l’émission télévisée «Country centre-ville», à Radio-Canada de Moncton, qui remporte de très bonnes cotes d’écoute, jusqu’à 900 000 téléspectateurs. Le country, un peu passé de mode dans les dernières années, reprend alors une certaine notoriété au Québec. En 1997, Renée Martel sort l’album «Country», qui est en nomination au Gala de l’ADISQ. Cette même année cependant, elle subit les premiers symptômes de sa maladie pulmonaire qui fait qu’elle annonce prématurément sa retraite en 1999. La même année, son père décède et elle décide d’enregistrer un ultime album pour lui rendre hommage. «À mon père» remporte le Félix du meilleur album country au Gala de l’ADISQ.

En 2002, elle écrit son autobiographie en collaboration avec son fils Dominique. Intitulé Renée Martel, Ma vie je t’aime, le livre est publié aux éditions Publistar.

En 2006-2007, la maladie pulmonaire finit peu à peu par se résorber et Renée Martel renoue avec le monde du spectacle. En 2006, elle sort l’album «Un amour qui ne veut pas mourir», dans lequel elle reprend ses vieux succès qu’elle interprète de manière acoustique. En 2007, elle recommence petit à petit à se produire dans de petites salles comme l’Anglicane de Lévis ou le Théâtre Petit Champlain.

Nous on aime la musique country – Renée Martel

Depuis qu’elle a repris ses spectacles, les salles sont toujours bondées. Son album «L’Héritage» est sorti en magasin le 27 mai 2008. Un nouvel album voit le avec la collaboration de Richard Séguin, Nelson Minville et Martine Pratte, pour ne nommer que ceux-là. En 2012, Renée Martel désire élargir ses horizons et célébrer en grand ses 60 ans de carrière. En janvier, elle sort l’album «Une Femme Libre». Elle vend des milliers de copies de cet album. En résultat, elle obtiendra 2 Félix en novembre 2012. L’un pour le meilleur disque «Country» et l’autre concernant ses 60 ans de carrière.

Malgré une carrière remplie, madame Martel amorce une nouvelle tournée en 2013. Celle-ci se veut une tournée hommage à ses 60 ans de vie culturelle. C’est loin d’être un adieu, mais un nouveau départ pour la reine du Country québécois. En février 2014, 15 ans après la mort de son célèbre père Marcel Martel, Renée Martel produit un album «La Fille de son Père», qui se veut un hommage à la carrière musicale d’un pionnier de la culture québécoise. En mars 2015, sa mère Noëlla décède. Elle lui rend depuis hommage dans ses spectacles. Elle se hisse rapidement au sommet des palmarès et entame une tournée jusqu’en 2016. À 67 ans, elle persiste et obtient un succès inégalé!

On constate, à l’écoute de sa discographie riche d’une trentaine d’albums originaux, dans quelle mesure, au cours de cette grande carrière, elle aura offert un nombre fabuleux de grands succès qui sont, depuis, bien ancrés dans notre ADN musical

Renée Martel demeurera au sommet dans le cœur du public québécois, pour cette carrière sans égale, et personne ne lui contestera son titre de Reine du country d’ici. Au fil des décennies, Renée Martel aura connu une popularité constante, et son élégance et son grand talent d’interprète ont assurément ennobli le métier de cowgirl.


Paul Daraîche et Renée Martel – Contre vents et marées (Vidéoclip officiel)

À l’automne 2021, après une récidive d’un cancer, elle avait renoué avec son public en enregistrant un disque de duos de leurs grands succès avec Paul Daraîche.

Productions Marin Leclerc et ses artisans sont fiers et privilégiés d’avoir assuré cette présence professionnelle au cours d’une quinzaine d’années fécondes auprès de madame Martel. Nous nous joignons à la famille, aux très nombreux musiciens de studios, de tournées, aux collaborateurs et amis, aux professionnels des salles de spectacles de partout au Québec, afin de remercier le public, de toutes les époques, pour cet amour et cette amitié témoignés à Renée Martel

Source et relations de presse :
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